La corruption basée sur le genre existe dans les milieux de travail rwandais

Elle affects surtout les femmes à la recherche d’un emploie notamment dans le secteur privé

Issued by Transparency International Rwanda



La corruption basée sur le genre au milieu de travail existe au Rwanda et affecte surtout les femmes à la recherche d’un emploi et le secteur privé, révèle un nouveau rapport publié aujourd’hui par Transparency Rwanda (TR), l’organisation de la société civile qui engagée dans la lutte contre la corruption. L’étude est une première sur ce sujet au Rwanda et montre une série de défis pour le pays.

Le rapport reconnaît que le Rwanda a réalisé des progrès importants dans la lutte contre la corruption ainsi que dans la promotion de l’égalité de genre. Cependant, 5% des enquêtés a fait l’expérience personnelle de la corruption basée sur le genre en milieu du travail, 10% perçoivent que le problème existe et presque 20% connaissent quelqu’un qui a été victime. Les discussions de groupe, qui ont complété les résultats de l’enquête, ont indiqué que l’incidence serait même plus élevée.

Le secteur le plus affecté est le secteur privé, vu que 58.3% des enquêtés pensent que la corruption basée sur le genre est présente dans les entreprises privées, alors que le secteur publique et surtout la société civile semblent légèrement moins affectés (51.4% et 43.1% respectivement). Les victimes de cette forme de corruption sont surtout les femmes (84.5%), notamment celles à la recherche d’un emploi, alors que les auteurs sont plutôt les hommes (83.2%), spécialement les directeurs et d’autres hauts cadres.

Notre pays a été félicité pour son engagement dans la réduction des niveaux de corruption et la promotion de l’égalité de genre, et avec raison” a dit Marie Immaculée Ingabire, Présidente de Transparency Rwanda. “Cependant c’est inquiétant qu’un grand nombre de nos citoyens ait vécu des cas de corruption basée sur le genre dans leurs bureaux, c’est pourquoi je demande à tous les employeurs de mettre en place immédiatement des mécanismes pour prévenir et punir ces cas” a-t-elle rajouté.

L’étude révèle que la gestion des ressources humaines est largement considérée comme basée sur des critères objectifs, mais 21% croient que la détermination du salaire n’est pas objective (et 4.1% pense que cela est dû à des intérêts de nature sexuelle). Ce qui est plus alarmant, le rapport montre que seulement 5.6% des victimes ont dénoncé à la Police ou à l’Ombudsman les cas rencontrés, la peur de se créer de problèmes étant la raison principale pour le manque de dénonciation (47.3%).

Les femmes comme premières victimes, le secteur privé comme le plus affecté, les politiques de salaire et de recrutement comme les principales portes d’entrée, et faible dénonciation : notre étude présente un agenda clair d’actions prioritaires à prendre pour lutter contre la corruption basée sur le genre en milieu de travail” a conclu Apollinaire Mupiganyi, Secrétaire Exécutif de Transparency Rwanda.

TR demande au Gouvernement de sensibiliser les citoyens sur cette forme de corruption, encourager les femmes à dénoncer, identifier une structure sécurisée pour les dénonciations (comme un bureau spécialisé au sein de l’Office de l’Ombudsman ou du Gender Monitoring Office) et réviser la loi sur la corruption pour la rendre plus adaptée sur cette forme de corruption. TR demande également aux employeurs et aux organisations de mettre en place des mécanismes de détection, prévention et dénonciation de la corruption basée sur le genre, y compris des manuels sur le recrutement et la gestion des ressources humaines, ainsi que de sensibiliser leur personnel.

Quelques mots clés :
1. Corruption : est définie par Transparency International(TI) comme l’abus de pouvoir reçu à des fins privés.

2. Genre : Réfère sur le comportement de distinction sociale dans les rôles, attribution psychologiques et caractéristiques du sexe masculin et féminin. Alors que le sexe ne change pas par essence, le paradigme "genre" peut être modifié par des actions politiques.

3. Méthodologie : Cette étude est la première dans ce domaine au Rwanda. Elle a été menée en utilisant l’approche quantitative et qualitative et l’unité de recherche était les organisations (et pas les ménages) su tout le territoire Rwandais. Elle a couvert les trois dernières années (2008-2010). Le rapport complet sera disponible après le lancement officiel sur le site .

4. Transparency Rwanda (TR) : est une organisation de la société civile qui a été créée en 2004 et a une personnalité juridique. De part ses différentes réalisations, Transparency Rwanda est entrain de grandir et est un acteur reconnu dans la lutte contre la corruption au Rwanda. Sa vision est la « tolérance zéro des pratiques de corruption dans la société Rwandaise »et sa mission est « contribuer à la bonne gouvernance à travers le renforcement des valeurs d’intégrités au sein de la société rwandaise »TR est partenaire de Transparency International.

Le lancement officiel du rapport sur »Corruption basée au genre en milieu du travail »11/08/2011 à 8 :30 du matin au SPORTSVIEW HOTEL à KIGALI.

La présidente et le secrétaire Exécutif de TR seront disponibles pour les interviews.


For any press enquiries please contact

Marie Immaculée Ingabire, Présidente de Transparency Rwanda
T: 0788300248

Apollinaire Mupiganyi, Secrétaire Exécutif de Transparency Rwanda
T: 0788309563
E: .(JavaScript must be enabled to view this email address)

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