Prix Numérique et Transparence: Honorer les initiatives numériques qui luttent contre la corruption

Prix Numérique et Transparence: Honorer les initiatives numériques qui luttent contre la corruption

Le Ministère français de l’Europe et des Affaires Etrangères, Transparency International, l’agence française de coopération médias CFI, et le Liberté Living-Lab, avec l’aimable participation d’Etalab sont à l’initiative de la première édition du Prix Numérique et Transparence.

Ce prix vise à récompenser les meilleurs outils numériques destinés à enrayer tout phénomène de corruption, développés par la société civile (individus et organisations). Il permet de renforcer et de promouvoir les initiatives existantes d’appui à la gouvernance démocratique dans les pays francophones en développement, suivant trois catégories : ouverture des données pour la transparence de l’action publique ; contrôle citoyen pour la bonne gouvernance ; et outil de prévention et de lutte contre la corruption.

De nombreuses candidatures, provenant de différentes zones géographiques et de tous les horizons, ont été reçues. La qualité et l’engagement des projets prouvent que de nombreux citoyens dans le monde s’inquiètent du fléau que représente la corruption pour le développement de leur pays et le bien-être de ses populations. Neuf experts issus du monde de la civic tech et du mouvement anti-corruption ont délibéré longuement afin de choisir, parmi les projets reçus, les trois projets lauréats issus de Burkina Faso, Madagascar et Tunisie ainsi que les trois projets prometteurs issus de Tunisie et Sénégal (*2). 

Ouverture des données pour la transparence et l’action publique

L’ouverture de données, ou “open data” est un concept simple: les gouvernements devraient publier toute l’information sur ce qu’ils font – de l’information qui peut être utilisable gratuitement, modifiée et partagée par n’importe qui dans n’importe quel but.

Deux projets tunisiens, le lauréat Cabrane et le projet prometteur AlBawsala, ont été sélectionnés dans cette catégorie par le jury.

Cabrane est une plateforme participative de suivi des projets publics en Tunisie. Elle permet non seulement un accès aux informations relatives à ces projets mais aussi d’en proposer de nouveaux ou de demander redevabilité aux pouvoirs publics grâce à un accès ouvert. Cette plateforme utilise des technologies novatrices accessibles et elle s’insère dans une mouvance mondiale vers l’e-gouvernance et la transparence des marchés publics. Charfeddine Yakoubi a fondé l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP). Activiste contre la corruption, il milite pour un accès plus large aux données publiques, arguant que la corruption ne peut sévir dans un environnement transparent.

Al Bawsala a été fondée en 2012, au lendemain de la révolution tunisienne. Cette organisation de contrôle parlementaire œuvre à replacer le citoyen au cœur de l'action publique en lui fournissant des données et des outils pour observer l'activité des différentes institutions publiques. Selim Kharrat est activement engagé dans la vie politique et sociale en Tunisie depuis de nombreuses années. Il a mené des initiatives avec Amnesty International, a créé les Cahiers de la Liberté une association qui favorise la prise de conscience politique, et a travaillé dans de nombreuses ONG pour la défense des droits de l’Homme. 

Contrôle citoyen pour la bonne gouvernance

Cette catégorie vise à encourager et à permettre aux citoyens de développer des cultures citoyennes anti-corruption.

Le projet lauréat Présimètre du Burkina Faso et le projet prometteur Africa Check du Sénégal ont prouvé être des outils efficaces pour l’engagement citoyen dans la lutte contre la corruption.

Le Présimètre est un programme de redevabilité politique et socio-économique s’appuyant sur une plateforme technologique de contrôle citoyen des politiques publiques. Cet outil vise à partager des informations entre des groupes de la société civile travaillant sur la gouvernance démocratique pour renforcer la collaboration, le plaidoyer et rendre possible une réponse rapide aux dysfonctionnements dans la gestion des politiques publiques. Créé à l’initiative de Luther Yameogo, dont l’expérience en développement international et en action humanitaire est éprouvée dans la quasi-totalité des pays africains, le Présimètre est porté par l’ONG Diakonia.

Avec des bureaux en Afrique du Sud, au Sénégal et au Nigéria, Africa Check est la première organisation de vérification de faits en Afrique. Son but est de promouvoir l’exactitude et l’honnêteté dans le débat en Afrique. Elle participe ainsi au renforcement de la démocratie et à la reddition des comptes sur le continent. Elle évalue les déclarations faites en public par les personnalités politiques, les syndicalistes ou des membres de la société civile, en utilisant des moyens journalistiques et des ressources accessibles au grand public.

Outils de prévention et de lutte contre la corruption

Ce n’est pas étonnant que les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies mettent au cœur de leur stratégie les méthodes de mesure de la corruption. Le projet lauréat Tsycoolkoly issu du Madagascar et le projet prometteur P.A.S.C.O mis en place dans les pays d’Afrique de l’Ouest essaient justement de faire ça en mettant l’accent sur l’information et les données de qualité.

Tsycoolkoly permet aux citoyens de Madagascar de dénoncer des cas de corruption ou de féliciter les agents intègres. Les données sont traduites en statistiques simples, permettant aux citoyens de s’informer via un baromètre de la corruption pour des secteurs d’activités précis et d'évaluer les  institutions assignées à lutter contre la corruption. Tsycoolkoly (« pas cool la corruption » en malgache) est porté par l’ONG Tolotsoa.

Le Portail Africain de Surveillance et de lutte contre la Corruption (P.A.S.C.O) est un outil qui vise à sensibiliser les citoyens, les acteurs publics et les gouvernants en donnant des informations fiables pour lutter contre la corruption. En partenariat avec le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA), P.A.S.C.O bénéficie d’un réseau d'observateurs dans toute la zone CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Moussa Diallo, son fondateur, est sénégalais. Il est diplômé en informatique et met ses compétences technologiques au service de la préservation du bien commun. Rentré au Sénégal, il a créé Andando, une entreprise de services  qui héberge notamment PASCO.   

Prix Liberté Living Lab

Ce prix est attribué par le Liberté Living-Lab, lieu d’innovation technologique citoyenne et sociale à Paris. Il est destiné à un projet non achevé qui a besoin d’être développé. Le lauréat bénéficie du LLL comme lieu de résidence gratuit pendant 3 mois, ce qui lui permet de développer son projet et de bénéficier de l’écosystème des entrepreneurs civic tech. 

225stopcorruption est une plate-forme Web et application développée par deux jeunes ivoiriens pour offrir à leurs concitoyens l'opportunité de signaler les cas de corruption et de célébrer les acteurs qui évitent la corruption, grâce à leur honnêteté et bonne conduite. Cet outil utilise la technologie pour capturer, analyser et partager des informations afin de prévenir, détecter et enrayer des comportements corrompus. La plate-forme a été développée en s’inspirant de modèles contribuant efficacement à l'enrayement et l’éradication de la corruption qui entache l'image de certains pays en voie de développement.

Marc-André Feffer, Président de Transparency International France

Image: Transparency International 

For any press enquiries please contact [email protected]

Solicitude

Support Transparency International

No hay cambios en las percepciones pese a los avances en América

En los últimos años, América Latina y el Caribe lograron adelantos significativos en la lucha contra la corrupción. En muchos países de la región existen ahora leyes y mecanismos para contrarrestar este fenómeno, las investigaciones legales están avanzando y los movimientos ciudadanos anticorrupción han incrementado. Sin embargo, de acuerdo con el Índice de Percepción de la Corrupción (IPC) 2017, la región continúa con bajos puntajes.

A redefining moment for Africa

The newly released Corruption Perceptions Index (CPI) provides a good baseline for the African Union (AU) anti-corruption efforts in 2018. This year’s theme for the AU is “Winning the Fight against Corruption: A Sustainable Path to Africa’s Transformation.” As the AU rolls out its plan, this is an important moment for Africa to take stock of the current situation.

Perceptions remain unchanged despite progress in the Americas

In the last few years, Latin America and the Carribbean made great strides in the fight against corruption. Laws and mechanisms exist to curb corruption, while legal investigations are advancing and citizen anti-corruption movements are growing in many countries across the region. However, according to the Corruption Perceptions Index (CPI) 2017, the region continues to score poorly for corruption. How can we explain this contradiction?

Slow, Imperfect Progress across Asia Pacific

While no country in the Asia Pacific region scores a perfect 100, not even New Zealand or Singapore, which both experienced their share of scandals in the last year, our analysis reveals little progress across the region.

Europe and Central Asia: more civil engagement needed

In 2017, authoritarianism rose across Eastern and South East Europe, hindering anti-corruption efforts and threatening civil liberties. Across the region, civil society organisations and independent media experienced challenges in their ability to monitor and criticise decision-makers

Rampant Corruption in Arab States

In a region stricken by violent conflicts and dictatorships, corruption remains endemic in the Arab states while assaults on freedom of expression, press freedoms and civil society continue to escalate.

Digging deeper into corruption, violence against journalists and active civil society

To mark the release of the Corruption Perceptions Index 2017, we analysed corruption levels around the world and looked at how they relate to civil liberties – specifically, the ability of citizens to speak out in defence of their interests and the wider public good.

Why rather

Follow us on Why rather

Would you like to know more?

Sign up to stay informed about corruption news and our work around the world